Belle-Marquise (6/9)

Afficher l'image en taille réelle

 

 

 

 

Sixième épisode de notre feuilleton pré-estival Belle-Marquise (si vous avez manqué les 5 premiers, rendez-vous illico à la rubrique « L’Epistolière » et rejoignez-nous sitôt l’édifiante lecture accomplie)

Ca ne s’arrange pas.

Nouvelle lettre à son gendre, deux jours plus tard:

                                         « A Paris, <vendredi 21> novembre (1670).

 » Vous avez une lettre de votre chère femme; n’est-ce pas une folie de se mêler de vous écrire? « 

De grâce, Françoise, réagissez.

Je le sais, la cohabitation est devenue quasiment impossible avec votre Maman. Comme je vous comprends. Comme je vous plains.

Et la Marquise d’évoquer l’histoire du petit Noirmoutier, menacé de cécité (si vous le souhaitez, je vous la raconterai…) pour se moquer de sa fille et de sa susceptibilité mal placée. Elle prend son gendre à parti. Pas de doute, tout cela relève de la plus belle-maternelle coquetterie.

A suivre.

* Madame de Sévigné – Correspondance. Texte établi, présenté et annoté par Roger Duchêne, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, Tome I, mars 1646-juillet 1675.